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14.05.2007
pour vivre heureux....
Pas mieux sur Brest-Rural
Les tensions qui agitent l'UDF ne s'arrêtent pas aux frontières de la circonscription de Brest-Ville. Témoins se blog apparu sur le Net sobrement baptisé "Tout sauf laurent merer" et qui tape à qui mieux-mieux sur le candidat investi. Blog d'un concurrent politique? Que nenni. Il est l'œuvre de Claude Debeir, lui-même UDF…
Le Télégramme de ce matin
Aie! Bonjour la discrétion et merci le Télégramme
Mais que ce petit entrefilet médiatique figure juste en dessous d'un article plus pathétique encore va faciliter l'explication… Avant fermeture définitive.
Sur la forme
Nous sommes à une époque où la liberté d'expression s'est considérablement enrichie d'un moyen gratuit de diffusion des idées. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il faudra être vigilant chaque fois qu'un politique, pétrit de louables intentons, proposera des options réductrices.
Néanmoins, quiconque diffuse des arguments sur le Net, à destination de ses semblables, et à plus forte raison s'il en attend un mandat électoral, doit accepter que les citoyens puissent lui répondre par ce même procédé. Sauf si nous avons la certitude inquiétante d'avoir raison, les arguments contraires sont toujours bons à prendre, quitte à les démolir s'ils sont inconsistants.
Aux joutes oratoires du passé ont succédé les échanges écrits qui, comme chacun sait, restent bétons quand les paroles ont été oubliées depuis longtemps.
Sélectionner les retour de balles en épurant les contradictions transforme le blog en outil de propagande. L'absence même des réactions contraires publiées accrédite l'impression de consensus général.
Ce blog fut donc en premier lieu une réplique à la censure.
Sur le fond
La candidature combattue est inconvenante à plusieurs titres sans que le candidat en soit toujours responsable. Les milliers d'invités conviés aux "adieux" pharaoniques à la préfecture maritime de Brest avaient pour rôle principal de chanter les louanges d'un chef quittant ses fonctions auréolé de prestige et adulé par ses troupes. Le tout dans un luxe anachronique au moment où les militaires vont encore pleurer le manque de moyens. On peut raisonnablement se demander sur quel titre budgétaire ces frais s'imputèrent.
Repos les marins et garde-à-vous les citoyens. La transition se fit sans scrupule vis-à-vis des lois de la républiques et c'est en uniforme qu’apparut une candidature politique.
Anodin? Absolument pas si l'on veut bien remarquer que le nouveau statut des militaires leur interdit toujours toute prise de position politique, toute adhésion à un parti, tout regroupement syndical, ainsi que la jouissance de bon nombre de droits et libertés pourtant garanties par la constitution française. Mais tartufferie que tout cela quand on sait que les officiers généraux ont pesé de tout leur poids pour bloquer les évolutions naturelles que connaissent toutes les armées européennes.
Pour cette campagne, last but not least, l'amiral s'était entouré de quelques activistes un peu troubles dont les effets néfastes se font pleinement sentir aujourd'hui sur Brest-Ville (cf l'article)
Résumons: début 2006, alors que Bayrou ne figurait pas vraiment dans les sondages, deux ou trois adhérents "influents" de cette circonscription provoquaient une sorte de primaire au sein des 50 encartés ultra locaux. Les résultas désignaient l'un d'entre eux à une ou deux voix familiales majoritaires et les deux autres se mettaient immédiatement à son service, réclamant alors une discipline dont leur bidouillage s'était largement abstenu. Il s'en suivit une pagaille indescriptible qui eut raison de l'unité qu'avait patiemment réussi à construire Yves Pages, aujourd'hui rétabli dans sa légitimité.
Aujourd'hui les choses sont plus claires et il faut saluer ici la perspicacité, même tardive, de l'appareil parisien, pourtant lui-même en cure accélérée de réalisme politique.
Les fauteurs de troubles en sont réduits à démissionner (temporairement) des fonctions diverses qui leur avait permis d'accéder à l'espérance. Ils ont grillé leur légitimité en la faisant surchauffer et il semble évident que, en se consacrant à la campagne de l'amiral, ils rendent inutile toute autre moyen de destruction massive.
Ce site devient donc inutile.
Les législatives constituent le combat de dernière chance et le climat doit s'apaiser. Ce sont les électeurs et non plus les partisans qui auront le dernier mot. Ce sont d'ailleurs eux qui subiront de plein fouet tous les effets de leur choix.
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Commentaires
Les Députés sortants UDF on pour la grande majorité préférer jouer la sécurité en retournant leur veste et rejoindre l'ump. Ils croient plus au
pragmatisme politique qu'à une idéologie ni droite ni gauche prôné par le nouveau mouvement démocrate au grand dam de François Bayrou qui se retrouve bien seul aujourd'hui.
Dopé par son score du 1er tour de l'Election Présidentielle, François Bayrou joue toute sa crédibilité à ces élections législatives.
Il promet autant de candidats estampillés mouvement démocrate que de circonscriptions. Il espère devenir le poil à gratter de l'ump pour les
législatives avec des triangulaires ou le parti socialiste pourra tirer son épingle du jeu.
Demain, si le Mouvement Démocrate ne constitue pas un groupe à l'Assemblée Nationale, il sera mort né.
Ecrit par : Fabien Le Bihan | 16.05.2007
mon cher fabien
Je te remercie de ton analyse. François Bayrou a néanmoins une ambition plus consistante que celle de poil à gratter de l'UMP. D'ailleurs, si j'en juge par les remous actuels, le prurit de l'UMP est interne, ancien, et ne demande qu'à s'amplifier.
Le MoDem a plus d'avenir que les députés UDF transfuges qui en sont réduits à annoncer le maintien de l'UDF pour y subsister. Si on rajoute le parti centriste que veulent créer d'anciens radicaux et celui qu'appelle de ses voeux le néoprésident de la république, ça va faire du monde au centre!
Ce dernier vient de contredire sa démonstration de l'inutilité d'un parti centriste, comme d'ailleurs l'assurance qu'il avait donné de gouverner à droite. Ce n'est qu'un début et ses électeurs vont boire jusqu'à l'allali le calice des promesses non tenues, breuvage qui aura pour nous saveur de miel.
A te revoir bientôt
Ecrit par : clauswald | 16.05.2007







