20.05.2007

Brest-rural récupération

C'est écrit par quelqu'un sur www.merer.org

Je prends ce matin la route de la corniche, ...

...Aujourd’hui, il faut “déconstruire”comme on dit en langage branché; c’est mieux que “ferailler” mais c’est la même chose… Faut-il faire cela à Brest? Y a-t’il ici place chez nous pour la fameuse filière de démantèlement que certains appellent à grand renfort de tambour. La question est légitime quand on aperçoit cette grande coque, d’autres en Penfeld ou à Landévennec, bientôt le Colbert. Ils sont bien là sous nos yeux, mais il faut se méfier des illusions et des mauvaises réponses, il faut se garder des polémiques stériles...

Réponse sans modération


Le plus curieux dans cette affaire du "Clem" c'est que l'amiante n'avait jamais posée le moindre problème aux autorités militaires du temps où le porte avion était habité et entretenu par des marins. C'est bien quand il a été question d'exposer des ouvriers à cette amiante que l'affaire est apparue scandaleuse.
D'ailleurs MAM qui n'a pas ménagé Ségolène au sujet du nombre des SNLE français était bien infoutue à l'époque de donner le tonnage exact de la substance présente dans les soutes du navire.
Ce n'est pas nouveau et c'est souvent au moment de l'intervention d'une entreprise sous traitante civile qu'un "bilan amiante" un peu tardif révèle que les "bons petits gars" en bouffent du matin au soir sans inquiéter le "chef à tout les niveaux" chargé de défendre leurs intérêts.

Toute filière créatrice d'emplois est bonne à prendre. Après tout il est prudent de considérer la présence de la Marine Nationale comme non pérenne à long terme et poursuivre la reconversion entreprise courageusement par la municipalité actuelle.
D'autre part le prix de la ferraille fluctue sans doute à la hausse vu la demande en matières premières, même si le surcoût du désamiantage peut rendre l'opération moins rentable. Enfin, il faut sans doute garder en tête l'exemple américain de l'océanisation pure et simple de leurs bâtiments, avant d'entreprendre un montage coûteux. Personne n'empêchera un pays de transformer une frégate en nid à poissons si ça peut économiser des ennuis à ses dirigeants et des millions à ses contribuables.

Tiens donc, les contribuables! On en parle toujours comme s'ils avaient leur mot à dire dans les gabegies gouvernementales alors qu'il n'en est rien. Tout ce qu'on leur demande c'est de déposer un bulletin dans l'urne de temps à autre et les élus s'occupent du reste.

On pourrait peut être dans un premier temps revoir un tantinet la politique de défense. Vérifier si le nombre des officiers généraux (première et deuxième section) est conforme à nos besoins réels. S'interroger sur l'utilité d'une défense nucléaire stratégique, option un peu minoritaire au sein de l'Europe. Se demander pourquoi nous avons 18 000 soldats positionnés un peu partout sur le globe pour défendre des intérêts vitaux, alors que nos partenaires sont plus modestes dans leurs ingérences militaire tout en se portant économiquement mieux. Quant au second porte-avions, nous allons avoir dix-huit mois devant nous pour nous résoudre à admettre que nous pouvons nous en passer (tout comme du premier d'ailleurs).
Dégager ainsi des gisements d'économie indispensables à la prise en charge des grands défis et s'en remettre à une alliance qui va, géostratégiquement et culturellement, de soit au sein de ce qui pourrait ressembler à des Etats-Unis d'Europe.

Mais ce changement là, plus pragmatique, plus profond, plus audacieux, nécessite peut être d'éviter comme la peste les spécialistes des questions de défense. Même la guerre est une chose trop sérieuse ...

Clauswald